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Peut-on vivre de son activité d’auto-entrepreneur dans l’Aube ? Reportage et témoignage

Arnaud a 41 ans et 20 ans d’expérience dans l’animation.

Suite à un licenciement économique, l’ancien salarié est devenu chef d’entreprise en quelques minutes, grâce au statut d’auto-entrepreneur.

Arnaud Vidoni (TEMA Organisation) :

« On va sur le centre de formalité des entreprises, on remplit un formulaire, ça va aussi vite que ça ! On peut même le faire par internet, encore plus rapidement. »

 

Pas de déclaration à l’URSSAF, pas d’expert-comptable, Arnaud gère ses comptes tout seul, avec plus de facilité : pour ses charges, il suffit de retirer entre 12% et 21% de son chiffre d’affaires (CA).

 

Arnaud Vidoni (TEMA Organisation) :

Et dans ce pourcentage, tout est réglé : on paie ça au RSI, donc tout ce qui est charge d’URSSAF, cotisations de retraite, etc, tout est inclus dans ce pourcentage, rien ne vient s’ajouter après.

Déjà on ne peut pas être payé mensuellement ou trimestriellement dans une entreprise donc y faut prévoir la trésorerie ou en tout cas avoir la trésorerie pour le payer. C’est plus simple avec l’auto-entreprise où on peut le régler trimestriellement, voir même mensuellement maintenant.

 

Moins de charges, moins de risques, il existe tout de même une limite : celle du chiffre d’affaires.

 

Jean-Philippe Cavelier (responsable Espace Entreprendre à la CCI de l’Aube) :

Dans leur entreprise, ils sont limités par un plafond de chiffre d’affaires, donc 80 000 euros pour les activités d’achat ou de vente et 32 000 euros pour les prestations de service, ce qui limite de fait la taille et la structuration de l’entreprise.

 

Ces entreprises sont donc souvent constituées d’une seule personne. Dans l’Aube, 1271 Aubois ont créé leur auto-entprise en 2010. Toutes ne sont pas forcément en activité.

 

Jean-Philippe Cavelier

50 % des auto-entrepreneurs inscrits, qui ont la capacité à faire du chiffre d’affaires, ont déclaré un chiffre d’affaires, c’est-à-dire ont eu une activité réelle, concrète. Et parmi ces 50 %, leur chiffre d’affaires moyen est de l’ordre de 8 200 euros en 2011, il augmente de 2 000 euros par rapport à 2010.

45 % d’auto-entrepreneurs qui ont lancé leur auto-entreprise en complément d’activité. Donc là on est dans une logique d’améliorer ses revenus.

Et puis environ 40 % qui eux ont lancé leur auto-entreprise pour créer réellement leur activité.

 

Arnaud Vidoni (TEMA Organisation) :

Je pense qu’il faudrait faire une modification des plafonds de chiffre d’affaires à ne pas dépasser. Peut-être simplement en le scindant en deux : ceux qui en font une activité annexe, une activité de complément, et ceux qui en font une activité principale.

 

Les artisans ont craint une concurrence déloyale, une plainte qui a entraîné des modifications.

 

Jean-Philippe Cavelier (responsable Espace Entreprendre à la CCI de l’Aube) :

Il y a un point qui était effectivement reproché au dispositif par les artisans, c’était le problème de qualification, donc là il y a eu un resserrement du dispositif depuis le 1er janvier 2011 où la qualification est demandée à l’auto-entrepreneur.

 

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